CHASSEURS de TETES
Francis PAREL
Roman

Septembre 2013. Alerté par le pilote d'une navette fluviale naviguant le long du Rhône, la brigade criminelle découvre un corps décapité en contrebas des falaises de Saint-Jean, au cœur de l'un des quartiers populaires de Genève. Mais ce qui intrigue le commissaire principal Alain Fournier, c'est la montre luxueuse que le ou les meurtriers ont laissé au poignet de la victime. Comme si l'on voulait qu'elle soit rapidement identifiée, même privée de sa tête à la suite d'un coup d'une grande violence perpétré à l'aide d'une hache ou d'une épée. Le même jour, à la lecture du communiqué de presse transmis par la police genevoise, le commissaire divisionnaire Thomas, chef de la brigade criminelle d'Interpol ne peut s'empêcher de tisser un lien avec une série d'exécutions similaires qui eurent lieu en différentes régions de France, et même l'une d'elle en Belgique, depuis près de dix ans. Mais sans jamais que les auteurs de ces meurtres ne fussent arrêtés. Les enquêtes menées jusque là laissent à penser qu'il s'agit d'une bande très organisée, dissimulant ses actes sous le couvert d'une secte se référant aux chevaliers du Temple et calquant ses exécutions aux dates clés qui virent la disparition de l'ordre, il y a de cela sept siècles. Craignant le pire, le patron de la criminelle internationale décide alors d'enquêter aux côtés des policiers de Genève. A la découverte d'une deuxième victime dans la cité de Calvin, aucun doute n'est plus permis. La secte des chasseurs de têtes s'est réactivée après plus de deux ans de cavale. Mêmes modes opératoires et mêmes profils des victime, toutes et tous aux prises avec le monde crapuleux de la finance. Bien intégrée dans la vie communautaire genevoise, la confrérie peut tout à loisir procéder à d'autres exécutions avec toujours une longueur d'avance sur la police. Quitte à devoir échanger le fil de l'épée contre le révolver et dans l'urgence, tirer sur des passants ou un agent. Néanmoins identifiée et repérée, la bande va se faire oublier quelques mois avant de revenir de plus belle peu avant Noël et décapiter deux nouvelles victimes, signant du même coup l'une des plus terribles affaires criminelle vécue par la République. Mais en revendiquant cette fois ses actes au nom du droit et de la justice, comme le firent leurs glorieux prédécesseurs en protégeant les pèlerins en route vers la Terre Sainte. Pour le commissaire Fournier, à peine remis de la traque d'un tueur en série qui donna quittance de ses sept meurtres dans une émission de radio, et le divisionnaire Thomas, qui du lutter contre des extrémistes poseurs de bombes au cœur de Paris, la traque sera longue et incertaine jusqu'au bout. Avec Chasseurs de têtes, Francis Parel signe son troisième roman. Il entraîne le lecteur dans le monde aveugle de la justice barbare, de l'éternelle fascination pour les chevaliers templiers et les sphères nébuleuses de la finance mafieuse.

© Francis Parel

TRAITS pour TRAITS
Francis PAREL
Roman

En cet été 1984. La guerre civile met le Liban à feu et à sang. Milices chrétiennes, factions musulmanes, armée syrienne ou israélienne réprimant les raids des combattants palestiniens, tout le monde tire sur tout le monde. Au milieu de ce chaos, dans un camp de réfugiés de Saïda, une jeune femme de vingt ans est violée par un homme du même âge qui parvient à quitter le pays et rejoindre le centre sportif français qui fera de lui un champion de boxe. Va alors s'organiser une alliance entre les quelques femmes palestiniennes dans la confidence et un couple de médecin d'une clinique de Beyrouth-Ouest. Car personne ne doit se douter une seule seconde de cette grossesse, synonyme d'un déshonneur aux conséquences fatales. D'autant qu'une échographie met en lumière la naissance prochaine de jumelles. Afin de garder le secret et offrir à ses deux petites la chance d'entamer une existence loin des fracas de la guerre, la mère accepte de s'en séparer peu après leur naissance. Grâce aux contacts des médecins, Amel, l'aînée d'une petite heure sera confiée à une famille chrétienne du Caire et la cadette, Aziza, à une famille musulmane de Damas. Mais aucune de ces deux familles d'accueil ne devra se douter de l'existence d'une sœur jumelle. Vingt ans plus tard, Amel la chrétienne est une journaliste d'investigation dont la plume fait déjà référence. Elle parle plusieurs langues et décide d'enquêter sur l'organisation des combattants islamistes en Europe. Aziza la musulmane suit avec ferveur les cours de l'institut coranique d'Alep. Jusqu'au jour ou l'imam voit en elle une élue, lui ordonne de quitter la Syrie et rejoindre une cellule qui va s'activer dans la capitale française. Prise en charge par le chef de la brigade anti-terroriste d'Interpol, la journaliste va témoigner des deux attentats qui vont ensanglanter des stations du métro parisien. La combattante chargée des repérages va être identifiée grâce à des caméras de surveillance. Les deux se retrouvent à la une de tous les quotidiens et des journaux télévisés, l'une pour ses éditoriaux et l'autre recherchée par toutes les polices internationales. Mais personne n'est en mesure d'expliquer l'incroyable ressemblance entre les deux femmes. Entre Damas et Beyrouth, aidé par le Père Supérieur du monastère copte égyptien de Saint-Macaire, Amel va tenter de découvrir une partie de sa vie. C'est finalement dans la prison où est incarcérée Aziza que les deux sœurs vont se retrouver. Et mieux comprendre pourquoi elles font les mêmes rêves depuis toutes ces années. Chercher aussi à savoir pourquoi les hommes se font la guerre depuis des siècles au nom de Dieu.

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COUPS de BARRE
Francis PAREL
Roman

Genève, années soixante. Les bandes de quartiers s'affrontent à grands coups de chaines de vélo sur fond de rock'n roll. La déferlante anglo-saxonne débarque entraînant derrière elle son vent folie et d'excès. Parmi ces derniers, la drogue commence à ravager toute une jeunesse avide de nouvelles sensations. Les blousons noirs s'affichent aux guidons de puissantes motos, attirant les filles et effrayant les bourgeois. Le printemps 68 achève de plonger l'Europe dans un monde de chaos et de répression. Avec quelques longueurs de retard, la Suisse emboîte le pas aux mouvements de contestation qui virent fleurir les barricades dans les rues de Paris. Etudiants, ouvriers, artistes, chacun y alla de son couplet révolutionnaire. Jusqu'à ce que, faute de combattants, l'on dépose matraques et pavés et l'on s'en retourne vers les beaux quartiers. Les uns désabusés et les nostalgiques se persuadant que rien ne serait plus comme avant. De ce marasme social vont émerger deux destins que rien ne semblait relier au départ. L'étudiant en droit, soucieux d'embrasser une carrière de magistrat, et le voyou rêvant d'évoluer dans le milieu du grand banditisme. Deux copains d'école qui vont draguer les mêmes filles et faire les quatre cents coups avec la bande se retrouvant le soir dans le bar où l'on joue au poker du crépuscule jusqu'au bout de la nuit. Dans l'ombre, la police et la justice mènent une véritable croisade contre les filières du trafic de drogue qui installent des laboratoires clandestins au cœur des cités. Genève n'échappe pas à la pieuvre mafieuse. Basé dans un club de la vieille ville et avec la bénédiction d'un cousin de Palerme, un couple va organiser des transferts depuis le nord de l'Europe avant de ravitailler les rescapés de la tristement célèbre French Connection. Un monde de violence qui va séduire le voyou et conforter l'étudiant en droit dans ses choix. Mais l'un comme l'autre vont devoir aller au bout de leurs convictions. Quel qu'en soit le prix. Leurs chemins vont se séparer, pour peut-être mieux se croiser dans les méandres de la vie. Entre le Palais de Justice et les couloirs des prisons, la frontière est ténue. Le procureur et le dealer pourraient ainsi se retrouver chacun d'un côté de la barre. Avec ce quatrième roman, l'auteur entraîne le lecteur au cœur de ces années où tout semblait possible. Le pire comme le meilleur. Certains diront que ce fut un âge d'or. Mais ce dernier n'est-il pas propre à chaque génération, persuadée de vivre une époque formidable...

© Francis Parel